Culture & Société : dire les choses, oser et résister.

Le 11 août 2017 

Ouverture du 27ème Festival des Articulés

 

Mesdames, Messieurs les Elus,

Mesdames, Messieurs les Responsables,

Mesdames, Messieurs les Directeurs artistiques,

Mesdames, Messieurs les Artistes,

Mesdames, Messieurs les personnels des services,

Cher public,

 

Notre histoire « à nous », qui nous paraît si importante, n’est qu’un épilogue tardif et « insignifiant », si complexe cependant que nous ne pouvons en démêler les détails.

L’esprit hypnotisé par l’effet de répétition, de martellement dans cette société mercantile, qu’il se retrouve incapable d’assimiler une nouvelle impression.

 

On peut arriver à la #LIBERTÉ, disait Chateaubriand, par deux chemins, les #mœurs et les lumières…

…il nous manque les deux !!!

 

Quelques évènements, ces dernières années, ont anéanti la #curiosité et l’#ambition de l’homme…

L’homme qui renonce, on le voit, à l’#universalité… il réintègre sa « matrice » personnelle, #hédonisme et #individualisme… dommage.

 

Et pourtant, le propre de l’homme, c’est le désir qui demeure, et le cœur aspire toujours à l’inaccessible.

 

Mais :

« On s’étonne du succès de la #médiocrité, on a tord.

La médiocrité n’est pas forte par ce qu’elle est en elle-même, mais par les médiocrités qu’elle représente. »

 

C’est Chateaubriand encore, et il poursuit :

 

« et dans ce sens sa puissance est formidable.

Plus l’homme en pouvoir est petit, plus il convient à toutes les petitesses. Chacun en se comparant à lui se dit “Pourquoi n’arriverais-je pas à mon tour ?” Il n’excite aucune jalousie : les courtisans le préfèrent, parce qu’ils peuvent le mépriser, les rois le gardent comme une manifestation de leur toute-puissance. Non seulement la médiocrité a tous ces avantages pour rester en place, mais elle a encore un bien plus grand mérite : elle exclut du pouvoir la capacité. Le député des sots et des imbéciles au ministère caresse deux passions du cœur humain, l’#ambition et l’#envie. »

 

Merci Chateaubriand.

Je rajouterai simplement que ce ne sont pas de nouvelles lois qui vont nous libérer de la peur, ni changer les #comportements humains.

 

Le camp du #Bien et le camp du #mal ne se décrètent pas non plus, comme le disait Philippe Murray, mais le camp du mal avait déjà à son époque absorbé et digéré le camp du Bien.

 

Il est des moments où la victoire n’est que la défaite de la #vérité.

 

Au moment où de grands défis #territoriaux nous font face (ruralité/métropole par exemple), Val’Eyrieux se tourne vers l’avenir, dans un monde globalisé où les multinationales prennent le contrôle de pans entiers de l’existence humaine (là aussi par médiocrité de certains de nos dirigeants !).

(Je pense et vous le dis dès aujourd’hui, car ce n’est pas encore en première page des journaux, et autres médias, mais cela est inéluctable, c’est « l’économie du féminisme », avec « l’économie du vivant »… comme par exemple la fertilité… c’est à mes yeux une « barbarie douce » qui s’installe. Ce n’est pas le bonheur de l’homme qui est recherché, c’est son asservissement à des fins marchandes.)

Je reviens à notre territoire, c’est dans la perpétuation de nos #diversités, de la construction de notre #économie #locale, que se trouve le développement de nos territoires et de l’inclusion de tous ces citoyens, par une culture de qualité, indispensable.

 

Un territoire riche d’animations, de développement économique, de #touristes et de la culture telle que nous la concevons, ouverte/diverse, profonde image de nos vies et de nos #imaginaires partagés ou confrontés.

Voilà une solution à la perte de nos #valeurs. C’est à vous les troupes/les compagnies à relever le défi.

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Je reprends les mots de nos éditos pour terminer :

 

« Au Festival des Articulés du Cheylard, à 450 mètres d’altitude en plein mois d’août, venez respirer avec nous un petit air de liberté. Pendant trois jours nous allons partager une histoire commune, entre les artistes venus de tous les horizons, les habitants du territoire et les gens de passage.

 

Comme chaque année, un moment un moment de fête du spectacle vivant, qui nous rappelle à quel point l’Art, loin de seulement et pauvrement nous divertir, avant tout, nous aide à vivre. »

 

« La force de ce festival réside aussi dans le renouvellement avec, à chaque édition sa nouveauté. Cette année, la Compagnie Janvier & Lipse proposera une radio surruraliste, éphémère et improvisée au fil du festival, avec des rubriques, des journalistes, des invités… une première sur le festival !

 

Il va sans dire que sans ses directeurs artistiques, ce beau moment culturel à partager ne serait pas ce qu’il est ! Mes remerciements vont donc à Luisa Gaillard-Sanchez et Emmanuel Gaillard, mais aussi aux services de la Communauté de communes, qui participent par leurs compétences, à la réussite du Festival. »

 

Après avoir #OSÉ, il nous faut maintenant apprendre à #RÉSISTER.

 

En occident le monde présent est celui « des #apparences ».

Reste à la culture, et aux liens sociaux et républicains à maintenir la voie de « l’homme ».

 

Je vous remercie.

 

Dr Jacques Chabal

Président de la Communauté de communes Val’Eyrieux

Maire du Cheylard

 

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